vendredi 3 avril 2009

Ma première paire de bas

Respectueusement dédié à mon blogfriend Jeff, à qui me lie une communauté de dégoût (des collants-mousse) et de goût (des bas)...

Ma première de bas... ne m'appartenait évidemment pas.
Elle était portée par une petite blonde... fort jolie ma foi.
Elle les avait choisis spécialement pour moi.
Des bas gris, quelle idée étonnante, n'est-ce pas ?

Pourquoi pas des noirs, si classiques mais si érotiques ?
Mais elle portait bien le gris, et mes mains se souviennent encore
De la chaleur, du plaisir, du réconfort,
Que j'ai eu à faire glisser mes mains sur ces cuisses électriques.

C'était un contact frais, un peu huileux, et quelle sensation,
de savourer le contraste entre sa peau nue et sa peau voilée,
C'était comme un interdit, une transgression
Qui m'ont enivré et affolé.

Elle les a gardés, bien sûr... Du début jusqu'aux soubresauts ultimes,
Elle trouvait cela plaisant, la coquine...
Moi j'étais séduit, réduit, et priapique...
Qu'elle conserve ses bas lors de notre gymnastique...

Il y en eut, ensuite, des bas, des tas,
Des gris encore, des noirs, des bleus et même des clairs
Mais ce qu'encore aujourd'hui je préfère,
Ce sont les gris, ceux qui ont le goût de la première fois...

vendredi 13 mars 2009

Moi et Sade

Permettez ô divin Marquis, que je parle à mes lecteurs et lectrices de notre rencontre.

Vous étiez déjà d'un âge vénérable, un vrai patriarche, mais toujours ardent.

Je n'étais qu'un foutriquet, plein de vie, dont dégorgeait mon vit.

Mes envies étaient ceux de mon âge, déjà hélas trop sages...

Et puis, je vous lus.

Un dimanche après-midi.

Il y avait encore Jacques Martin dans le poste, les posts n'existaient pas encore, sinon, vous eûtes possédé un blog, et quel blog...

Un livre blanc caché dans la bibliothèque familiale. Qui avait acheté ce livre un jour ? Le mystère est resté opaque... tout comme les collants disgracieux que mon compère Jeff conchie si bien.

Je vous pris et ce fut, en effet, une histoire de possession, pleine et entière.

C'était un recueil, il y avait tant d'histoires... que j'en fus possédé...

J'en salive encore, j'eus des émotions répétées ce jour là, sur mon petit lit d'enfant.

Vous parliez de senteurs d'aubépines à faire goûter à la vierge nubile, qui exhibait les reliefs de son corsage, vous culbutiez à tout vent ces corps blanchâtres, à la peau d'albâtre, vêtus de blanc, depuis ce jour, le blanc me donne des tourments, assurément gênants en société... Vous répandiez le limon de votre plaisir sur ces corps en friche, pour en élever des femmes rendues ivres de vos désirs

Vous parliez d'autres tourments, de liens, de fessées souveraines, de coups délicieux, de tortures, de messes noires avec ces filles vêtues de blanc; vous racontiez comment dominer, comment posséder, comment vous mettiez le feu aux joues et votre fer partout, dans tous les attributs que le grand horloger a donnés aux sujets de vos envies infinies.

Et c'est cela la pierre angulaire de votre enseignement, ô maître Sade, car vous m'avez appris que les envies n'avaient pas de frontières, qu'elles étaient libres, mobiles, infinies, qu'elles se moquaient des censeurs qui rêvent petit, qu'elles riaient des églises qui émasculées aimeraient émasculer les autres ou des prudes dont l'étreinte sans génie est sans goût...

Et de cela, je ne vous avais jamais remercié...

mardi 3 mars 2009

Icônes américaines...

Dans mon tour de l'ouest américain, j'ai croisé quelques femmes... Et très souvent, devant elles, j'ai eu soif de l'Europe. Il y a encore dix ans, j'avais soif de l'Europe en Amérique, pour le café. Désormais, on trouve du très bon café partout, y compris dans l'Arizona...

Mais la mode féminine américaine est à la traîne, très en deça de nos canons européens...

La mode féminine est d'abord une création commerciale. Ici, on fait du business, même dans la lingerie. Regardez plutôt ces parures pour la Saint Patrick... Je comprends pourquoi je suis prêt à dire, comme dans les années 90, "kiss-me I'm Irish..."




La mode est, ensuite, une dictature. Les tongues sont in-dis-pen-sa-bles... Si certaines tongues peuvent être appréhendées avec un regard érotique, d'autres nous font regretter, amèrement, les chaussures européennes, des plus aériennes aux plus plates (il faut songer à la peine que prennent les femmes pour nous émouvoir)... Devant les tongues, moi, je tire la mienne, si j'ose...



Il y a toutefois des femmes qui savent souligner leur identité suprême, la féminité... qui est souvent une impression, on ne sait pas pourquoi, mais on le sent, et on sait... En plus, elle, elle m'a souri, vraiment... Sans doute mon accent de Frenchie perdu en Californie, mais après tout, qu'importe... Et elle sait laisser prendre en photo...



Mais, ne soyons pas pessimistes. En Amérique, tout est possible... Alors, dans un cabaret prestigieux, devant quelques verres de vin californien, un spectacle plein de féminité mercantile... De temps en temps, je sais, c'est péché, mais comment aurai)-je pu me promener aux Etats-Unis sans aller voir une Playmate...



Finalement, la différence avec l'Europe, c'est que sur les vieux continents, les playmates sont dans les rues...

Merci mesdames...

dimanche 22 février 2009

Devant la plage...

L'eau est souvent synonyme de réflexion, et homme libre, toujours tu chériras la mer écrivait le poète...

Mais l'eau est aussi propice aux sens...

Et cette nuit, sur la plage, je lis un texte fort, âcre, puissant qui a bouleversé l'homme que je suis...

Quoi de plus normal, toutefois, que de trouver chez une Succube un texte-sorcier, ensorcelant.

http://lasuccuba.wordpress.com/2009/02/12/mes-jouets-et-moi-1/

(désolé pour le lien un peu artisanal, les connexions américaines laissent à désirer...)

Merci ô Succube, moi qui ne suis pas un de tes incubes...

mercredi 18 février 2009

En direct de terres non erotiques

Petit écho des terres américaines, avant de gagner la côte pacifique et cette ville tout en longueur, tout en lumières.

Magie du wifi, en attendant l'avion, je peux vous donner l'écho de mes pensées.

Ici, nous sommes dans une terre a-érotique, une femme sur trois est obèse. Parité oblige, un tiers des hommes l'est.

La mode est démodée, rien ne se montre, enfin, celles qui devraient montrer ne montrent rien et celles qui devraient ne rien montrer montrent tout.

Nul besoin de s'étonner de la vente de viagra dans les officines, sans ordonnances... Peu d'occasions de laisser le désir naître et renaître. La nourriture est en plus assez endormante, anesthésiante, lourde au ventre, elle éteint...

L'Amérique a tué en moi le goût des vestales d'Eros et a fait de moi un eunuque. Ce qui toutefois est assez propice à mon état de célibat et d'homme bafoué.

Voilà c'était mon american dream à moi...

On appelle l'avion, dans quelques heures, je verrai l'océan, la mer, la plus belle des maîtresses en fait...

jeudi 5 février 2009

Le jour où j'ai fessé Lysistrata...

Il y a toujours une première fois, en tout, et pour tout, et même des premières fois qu'on n'attendait pas.

Le hasard d'une rencontre, le hasard d'une conversation électronique, qui, soudain, à un moment fallacieusement semblable aux autres, est détournée de son lit pour aboutir à un autre jeu.

Appelons là, Lysistrata.

Lysistrata soudain, donc, m'avoue ses envies plurielles, "fessées subtiles, morsures et autres jeux", des plus détachés aux plus attachants. Amusant combien voir ces mots sur son écran et non plus sur ceux que je lis ailleurs bouleverse un peu.

Lysistrata prend donc rendez-vous, m'avoue ses envies, me dit son envie du moment, me raconte tout. Elle veut venir, épancher ses envies, qui deviennent miennes.

Lysistrata arrive d'un long voyage, bien long est le chemin pour arriver à moi, quand je vis sur mon île. Lysistrata était comme elle l'avait annoncée, des bas marrons, une robe fluide, nue en dessous, de haut en bas de ses bas. Lysistrata était humide de désir, jusque dans la voix, jusque dans le souffle.

Etonnant comme on peut faire abstraction de tout, des habitudes, des premières fois qui toujours, font un peu frémir. La mise en bouche fut des plus conventionnelles, et puis, à un moment, le jeu de libertin a viré vers le BDSM.

Amusant de voir, de savoir enfin, ce que cela fait, de dominer, de savoir une personne livrée à vous, totalement, corps et âme, jusqu'aux gestes forts.

Etonnant de voir combien la civilisation des moeurs peut reculer devant le salon des désirs.

L'impression devant les zébrures rouges de la peau marquée, comme l'impression de retirer des rideaux de velours sur une pièce que l'on croyait confinée.

La sensation d'écouter dans la voix de celle offerte une autre musique, où les gémissements semblent plus forts encore, plus primitifs, plus caverneux, où l'homme redevient le mâle, et où la femme se laisse manipuler comme un objet, comme un sujet.

Lysistrata est devenue Sophie, ce vieux conte pour enfants, où les jeunes filles se pâmaient devant les châtiments. Et où les lecteurs se pâmaient devant les jeunes filles qui se pâmaient...

Et je me suis rappelé ce qu'écrivait le divin marquis... adepte s'il en fût de ces jeux.

Un dictame apaisant ensuite, d'abord pour ses lèvres, puis sur sa peau, mais pas le même, évidemment, ont été la péroraison de cette séance. Elle s'est endormie ensuite, le souffle court, juste vêtue de ses bas, l'un descendait. Elle était un nuancier de rouges, elle si blonde, quelle belle alliance.

La fessée me rendait impressionniste.

Mes voisins du dessous, qui préfèrent se cogner les soirs de grand vent n'ont pas apprécié cette musique et ont tapé contre les tuyaux...

Petits, ils sont, même dans la colère.

Mais maintenant la voisine dans le grand ascenseur me regarde d'un oeil nouveau. La jouissance acoustique semble avoir éveillé en elle un intérêt pour les relations avec le voisinage.

Ma voisine... Ce serait tellement mâle, non ?

lundi 2 février 2009

RDV de l'autre côté...

Après que nous eûmes joué toute la nuit et au petit matin de nos deux corps avides, elle m'avouera, le visage défait une dernière fois, sur moi, moi encore en elle, drogués de ces parfums qui disent l'amour, ces seins lourds sur ma poitrine, combien elle avait aimé la première fois, la veille.

Combien, alors qu'elle était juste agenouillée, comme une suppliante, elle attendait la communion.

Combien catin elle s'était sentie, femme de trottoir, attendant la passe, et heureuse de l'avoir,

Combien femme elle était alors...

Combien excitée elle était, de m'entendre et de m'attendre.

Combien cela l'avait fait presque défaillir de sentir mes lèvres et mes doigts la fouiller de partout, en train de l'entreprendre

Combien surprise elle avait été de cette inondation soudaine en elle et sur les draps, par des gouttelettes, tant elle en fut trempée, par le bruit de mes boutons se libérant sous ma main impatiente.

Combien elle attendait de sentir mon sexe s'emparer de ses muqueuses pour en faire sa litière et sa voie express,

Ce fut notre dernière fois.

Ses mots ont été sans doute enjolivés, trompé que j'étais et par son mari et par son séducteur (si beau, si intelligent, si riche, si tout...) qu'elle laissait tourner autour d'elle, par jeu.

Il y a des jeux où on se brûle.

Moi, je ne jouais pas et pourtant je fus brûlé, sévèrement...

Les feux de l'amour c'était un feuilleton débile, avant, mais c'est parfois une réalité.

Seul le souvenir est doux.